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[ZOOM sur nos commerçants] Patrick Batlle

Coiffeur de princesses

Saint-Orennais depuis toujours et propriétaire du salon Patrick B. Coiffure, Patrick vient de se voir décerner un Léonard d’Or par l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure. Retour sur son parcours.

Comment êtes-vous arrivé à la coiffure ?

Je suis tombé dedans tout petit. Ma mère a ouvert son salon à Saint-Orens en 1967, avenue des Pyrénées. À l’école quand on me demandait ce que je voulais faire, je répondais : « Coiffeur sur bateau ». Pourquoi sur bateau ? Pour coiffer des princesses !

Comment a commencé votre carrière ?

Dès le début de mon apprentissage, j’ai commencé les concours. J’en ai fait pendant quatre ans. J’ai obtenu mon premier Grand Prix National à 16 ans. En 1986, j’ai repris le salon de ma mère, qui s’était installée à l’adresse actuelle 11 ans plus tôt. J’ai rejoint l’équipe artistique de la Fédération Nationale des Coiffeurs : 8 coiffeurs, dépêchés pour faire des shows de coiffure. En parallèle, j’étais aussi le responsable artistique de la Région.

Qu’est-ce que vous entendez par « shows de coiffure » ?

Chaque année, je présentais deux collections (automne-hiver et printemps-été). J’ai même eu la chance d’être envoyé à Séoul pour présenter l’une de mes collections, puis à Belgrade pour un show il y a une douzaine d’années.
J’ai fait des shows pendant 6 ans pour le Mondial de Coiffure de Paris. D’abord au Palais des Congrès, puis à Versailles. Je vous laisse imaginer 4000 places, une immense scène, et une demi-heure de show. Ça parait court, mais ça représente tellement de travail en amont ! Des répétitions avec les mannequins, des maquilleurs, des stylistes… On travaillait avec une oreillette parce que tout était chronométré. Chaque show racontait une histoire. Il pouvait y avoir des fauves sur scène, des échassiers qui manipulaient les mannequins comme des marionnettes… Chaque coiffure était une œuvre d’art. C’était de la folie !

Une telle passion, on doit avoir envie de la transmettre, non ?

Sur la même période, j’ai été formateur pendant quinze ans dans la région. Deux lundis par mois, j’animais une formation pratique de coiffure pour les chefs d’entreprises. Il n’y a pas longtemps, j’ai formé une jeune fille qui est devenu perruquière et coiffeuse pour des spectacles du Théâtre du Capitole. L’artistique n’est jamais loin ! C’est ce que je préfère dans le métier de coiffeur. C’est une réelle échappatoire !

Et alors ce Léonard d’Or, qu’est-ce qu’il représente ?

Tous les deux ans, le Congrès National se réunit pour remettre ce prix qui récompense un coiffeur pour service rendu à la profession. J’avais déjà obtenu le bronze et l’argent. Ça fait trois ans que j’ai quitté mes fonctions au sein de la Fédération pour laisser la place aux jeunes. Alors recevoir l’or a été une réelle surprise. C’est une grande fierté !

Détails qui n’en est pas un, Léonard Autié, à qui ce prix rend hommage, était le coiffeur préféré de Marie-Antoinette. À défaut d’être coiffeur de princesse, Patrick est donc devenu coiffeur de reine !

 

Patrick B Coiffure : 1 rue Béatrice

Horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 19h, et le samedi de 8h30 à 16h.

Contact : 05 61 39 20 26

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